Fausse route pour les gilets jaunes et le gouvernement
Fausse route pour les gilets jaunes et le gouvernement
OUI au soutien des populations les plus exposées aux coûts des transports (et OUI à une réduction des inégalités en général),
OUI à des mesures de fond qui nous enlèvent notre dépendance aux énergies fossiles (et ce gouvernement, comme les précédents, n’est pas du tout à la hauteur),
donc...
OUI à la hausse des taxes sur les carburants!!!
Car comme on le sait, plus une ressource est chère, moins on la consomme et plus on recherche des solutions alternatives. Pour ne citer qu’elles, les voitures particulières représentaient en 2014 plus de 15% des émissions totales de gaz responsables du réchauffement climatique... qui comme on le sait aussi fait porter des risques terribles sur nos sociétés, nos enfants...
Sauver notre climat, notre monde, notre planète ne se fera pas sans les efforts de chacun. Nous avons assez profité de ces énergies à prix dérisoires en comparaison de leur rareté et de leur nocivité !
Enfin NON à ces manifestations et mouvements, gilets jaunes ou bonnets rouges, tentations sournoises de nos basses passions tristes, à contre sens de l’histoire, réminiscences nauséabondes des périodes sombres du passé, comme l’étaient le poujadisme ou autre boulangisme...
Ces réactions, qui restent difficiles à cerner, ne font que repousser l’inéluctable (on devra un jour se passer de pétrole car les stocks ne sont de toute façon pas infinis) et accélérer l’irréversible (sur le changement climatique, la perte de la biodiversité…). Triste Bilan…
Alors mobilisons-nous positivement et avec cohérence pour un système soutenable, un avenir désirable ... 1ère étape en lisant l’article ci dessous.
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RépondreSupprimerAprès relecture de ce billet, écrit au début du mouvement des gilets jaunes, je constate que l'on ne peut réduire ce mouvement, comme je l'avais pensé à l'époque, à celui des bonnets rouges ou du poujadisme. Même si on ne peut pas tirer une tendance générale au vu de la diversité de ce mouvement, il a été aussi l'expression d'un ressentiment et des conséquences des inégalités croissantes de notre système, de la perte de sens, de cohésion et de redistribution des ressources dans nos sociétés. Il est aussi l'illustration d'une population depuis longtemps complètement dépendante des énergies fossiles en général et de l'automobile en particulier. La plupart des individus n'imagine pas comment pouvoir se passer de ce moyen ou du moins d'en limiter drastiquement l'usage, prisonniers du système en place, tels des "junkies" de cette "méga machine" qu'est l'automobile, un "monopole radical" comme l'expliquait Ivan Illich en son temps (cf. son livre incroyable d'anticipation et de radicalité, en 1972, "La convivialité"). Si l'on peut partager ce constat et la nécessité absolue d'une société plus juste, plus équitable, on est en droit de proposer et d'expliquer que les solutions sont autres que certaines revendications qui étaient avancées dans ces manifestations. Notamment pour la principale : si une taxe carbone sans aide pour les plus pauvres était injuste et inacceptable en l'état, et cela pose question des véritables intentions du gouvernement, la solution n'était pas de refuser cette taxe (et toute autre incitation écologique) car le drame écologique est réel et immense et cet outil fiscal puissant et essentiel comme le défend(ait) la plupart des militants écologistes. Sans cette taxe nous allons continuer à brûler toujours trop d'énergies fossiles. L'attitude à adopter selon moi par tout ceux qui ont réussi à prendre le recul nécessaire sur cette problématique était de tenter de convaincre d'une autre solution : garder cette taxe mais demander une compensation financière et un véritable accompagnement des populations les plus exposées et fragiles... Enfin espérons que l'avenir soit plus positif que cet épisode historique, même si de très bons enseignements en sont à retirer
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